Accident de touk touk

Les bouquins, les bouts de papier, les manuscrits, les encyclopédies, les dictionnaires, tout ce qui se lit et qui s'est écrit, les journaux, les hebdos, les torches culs, les romans, les poésies ...

Accident de touk touk

Messagede morice » 17 Jan 2009, 07:01

C'est pas vraiment de la littérature, mais c'est vrai et c'est pour rigoler...


J'étais venu pour une quinzaine de jours...
Après un renouvellement de visa en Malaysie, j'arrivais à mon cinquième mois. De plus, je commençais à aimer ce putain de pays. Sa Beueueueueu du diable, ses gonzesses au miel, y'avait du captagon en vente libre, de la tisane en tsunami. Pour la dreup, papa Thiep ne voulait pas. Du moins cette année-là!
Les finances avaient fondu comme une dose dans la p'tite cuillère. J'ai réuni le conclave des bras cassés, Doudou, Thiep et Riton pour leur annoncer la nouvelle : demain, je monte à Bkk, je prend le train et j'me casse en Australie via la Malaysie et l'Indonésie. Gros plan à la con car, y'avait pas de plan. Ces enculés d'australiens, à l'ambassade de Paris, m'avaient marqué mon passeport :"refus de visa"! Pourquoi? Je devais donc prendre un bateau partant d'une ile indonésienne et entrer en fraude chez les kangourous.
Mes pôtes étaient désolés, y'avait encore plein d'embrouilles à expérimenter mais, j'voulais voir l'Australie.
Mes pôtes, c'étaient mes pôtes! Comme on n'en fait plus. Ils avaient ajouter un amendement au projet : ils montaient avec moi à BKK, une dernière foire d'enfer ensemble et, on aurait pleuré sur le quai de la gare...
On laisse tomber les bus rouges de merde chers à Thiep (moins onéreux!) et on arrive dans la cité des anges en bus bleu, air-con. Pour la der de der, fallait pas déconner!
Direction le quartier craignos où habitait la sœurette à Thiepou. Grand vicieux, celui-ci avait emmené l'artillerie lourde : son bambou et son herbe. On a tapé dedans ainsi que dans la boutanche de Mèkong d'un litre que sa sœur nous avait offert, en attendant cette nuit si précieuse à nos aventures soulographiques.
On avait atteind notre vitesse de croisière mais, surtout, le litron en avait pris un sacré coup.
Le Noich a alors sonné le clairon du départ. Direction Patpong où, je n'avais jamais mis les pieds. Il hèle un touk-touk. Et, on s'envole vers la débauche et sa sœur la luxure.
Débauche et luxure : c'est de la poésie!
Ça gueule, ça délire, ça continue de boire dans le touk-touk. On est cinq, avec le chauffeur. Doudou, Thiep, Eric et moi. Dans l'ordre de la montée.
.La nuit, les néons de toutes les couleurs, la circulation encore infernale malgré l'heure avancée, le potin de l'engin, et le popotin des meufs, tout ce bordel me maintenait dans les sphères nuageuses de la défonce joyeuse.
Justement, le touk-touk s'arrête à un feu rouge et je mate 3 p'tits culs qui allaient traverser. Je leur cause, elles me sourient, "hello! hello! watyouname?yougoingouère?".
Tout occupé à mon échange linguistique, je sens à peine le truc démarrer. Mais,( les autres m'ont raconté peu après.) je vois pas , pas une mesdames z 'et messieurs mais deux, deux motos arriver à toute allure sur notre droite. Je ressens un putain de choc, je suis éjecté du véhicule.Le touk-touk se renverse, les autres me tombent dessus.
-Putain d'enculés de merde! J'ai mal! Cassez-vous.
Je suis allongé sur le bitume, le touk-touk retourné sur ma jambe gauche et trois connards sur moi qui me prennent pour une carpette.
Thiep, se défait d'Eric qui pleure et s'accroche à lui, sors du monticule de corps, et relève sans ménagement les deux motards. Ce mec avait un karma chelou. Il dégageait une odeur de mort. de tueur car tous les thais qui ne le connaissaient pas en avait une peur bleue. Ils lui montraient un respect craintif quelle que soient les circonstances. Les 2 glands se sont mis au garde-à-vous.
Le chauffeur et les deux autres abrutis, soulèvent la machine, m'écrase un peu plus la jambe et me sorte du piége .Zob! Zob! Zob! J'ai vach'ment mal!
Thiep arrête deux taxis, je monte avec Riton et Doudou, lui monte dans l'autre avec les chauffards. Il est mignon tout plein, il les emmène à l'hosto avec nous . Mon cul : Ils va les faire raquer tout le long des soins! Une piqouze, sors 50 teubahs, une radio, amène les 150 keuss, les bandages, les infirmières, le toubib. tout, il leur a tout fait payer!!! On arrive aux urgences de l'hôpital le plus proche. C'est lugubre, y'a pas trop de lumière et y'a des gens un peu partout. Assis sur des siéges de salle d'attente en plastique tellement usées qu'il y en a qui préfèrent s'asseoir par terre. Des brancards posés un peu partout sont occupés par des mecs en sang, des types qui vomissent : on est dans l'antichambre de l'enfer.
Thiep prend les choses en main. "Farang! Farangs!". Mon statut particulier et la tronche à Thiep fait qu'on s'occupe tout de suite de moi. Une chaise roulante et une grosse infirmière. Direction le toubib, un jeunôt, surement un interne qui, à 25 piges a déjà vu toute la misère du monde. Je lui explique en anglais le binse et lui dit surtout que j'ai vachement mal. Sitôt dit, sitôt fait, la grosse me plante une pompe à éléphant dans le bras. Chais pas s'que c'est mais cela va tout de suite mieux. Je dis à Riton que c'est de la morph'. Ce con poursuit l'infirmière en pleurant :
-Ouille!Ouilleyouille! Moi aussi j'ai très mal madame...
Bouboule se sauve devant ce fou-furieux en gueulant :
-No! Nononono!
Direction la radio. Je suis pris en main par un brancardier rigolard. Re-farang, farang.Le gadjo se la joue 24 heures du Mans dans les couloirs...
Radios, retour en Porsche, attente. Le toubib me reprend.
-Ben! J'ai un problème, je suis pas sûr que ce soit cassé.
Il me montre la radio, c'est joli, abstrait, j'y pige que pouic. Et alors?
-On va vous mettre dans le plâtre pour plus de sécurité...
Fangio me reprend en pogne. Direction l'ascenseur.La lourde s'ouvre dans un vacarne à réveiller les défunts de la morgue. Le truc décolle en tremblant, direction le troisième. Avec tout ce que j'ai dans la gueule, plus ce qu'ils m'ont injecté, je suis raide mais, je commence à flipper. Je claustrophobise! Si ce nazbrock d'ascenseur tombe en panne, je suis mort!
Cling-Boum-Schlack! On est arrivé sains et saufs. Mon driver me conduit dans un couloir ripoliné avec de la peinture à 10 bahts; y'a des néons qui pendent au risque de nous tomber sur la tronche. Il s'arrête devant une double porte en bois, il cogne et gueule . On attend quelques minutes, le loquet se déclenche et la porte s'ouvre sur un mec la gueule enfarinée. Mourf ! Qu'il fait. Il a les cheveux en pétard, torse nu, un pantalon genre pyj'moiça blanc sale et il est pieds nus ! Mon pote le brancardier lui explique le coup, me pousse dans la salle et se casse. Y'a juste un néon d'allumé, le reste de la pièce est noire. Le gus tape sur la table de bandages toujours avec la même parole : Mourf! Il doit pas être au parfum de la théorie de l'évolution chère à Darwin. Il a juste appris à marcher debout... Je me hisse sur le billard, je sens qu'on va passer une super soirée mon nouveau pote et moi!
Il commence par me nettoyer la jambe droite. Je dis rien. Il attaque son plâtre, me souléve la jambe DROITE pour me l'enrouler dans un bandage...
-Hey! Ducon! Left! The left leg!
Je lui montre que c'est la gauche qui est cassée avec mon doigt.
-Mourf!
Et c'est parti. Il m'en a mis partout, j'ai reçu entre autre des éclats de plâtre sur la tronche.
L'affaire étant réglé, deux Mourf-Mourf plus tard, il me sors de la piéce sur ma chaise, me met mon dossier médical sur les genoux, referme la porte et clic-clac, s'isole dans son gourbi.
Je suis comme un con! Je suis seul'tout dans le couloir. Je fais quoi maintenant? J'attend que l'Ayrton Senna de la chaise roulante vienne me chercher mais, rien. Je vais pas re-réveiller l'homme de neerdanthal, il risque de s'énerver et de me plâtrer la gueule.
Qu'à cela ne tienne, Emilienne, je me propulse vers l'ascenseur, comme un grand. Misère, c'est le même qu'à l'aller. Je respire un grand coup, je rentre et j'appuie sur, sur quoi?
Y'a au moins six étages dans cet hosto : 1-2-3-4-5-6. Mais ,y'a pas de rez-de chaussée! En dessous du -1-, y'a trois autres boutons, écrit en thai. J'appuie sur celui juste en dessous, et c'est parti. Je tremble dans le rythme de l'ascenseur. Toute une vie pour se cogner trois étages. Enfin, la porte s'ouvre. J'suis où encore? Je me sors de l'épave et me retrouve dans un endroit inconnu, encombré de brancards à roulettes, de tables, de chaises, de tout un tas de merde. Alors, j'tessplique : je ne savait pas qu'en Thailande y'avait pas de rdc! Le rdc, c'est le premier étage... J'étais au premier sous-sol mais, je n'en savais rien.
Au milieu du capharnaüm, du souk, quoi, y'a cinq noichs assis à une table en train de tisaner. Ils me mâtent, se fendent la poire, z-y-vas :" farang,farang". Y'en a un qui vient me chercher, allelouyah, y cause un little l'english :
-ouère you go? Ouate you come from?
Je lui explique le cas en petit nègre, au point où j'en suis; il traduit à ses collègues, ils se marrent tous. Y'en a un qui me sers un verre de...Mekong. Je l'enquille cul-sec. Et qu'on commence à délirer et boire dans les sous-sols de cet hosto moyennageux. Après quelques verres, je demande à être reconduit vers la civilisation. Mon traducteur me ramène á l'ascenseur et appuie sur le -1-..
Putain! C'est la première fois de ma vie que je vais sortir d'un hopital, plusse défoncé que j'y suis entré !
Dés que la porte s'ouvre, je vois mon Thiep en grande discussion avec des infirmières, Doudou et Riton qui tournent dans tous les sens.
-Hey! Les mecs! J'suis là!
Ils me cherchaient partout...
On sors, Thiep appelle un touk-touk! Thiep, j'l'aime beaucoup, mais là, je lui dis d'aller se faire enculer, je monte plus dans ces trucs de merde.
Retour en taxi jusqu'à chez sœurette. Thiep pose une natte sur un bout de terrain vague attenant à la boutique de son ainée, ressort le bambou et de la tisane. Il doirt être trois heures du matin! Qu'est-ce qu'on se met dans la gueule quand même! Mais moi, je suis trop raide, je m'écroule, Thiep, la nounou, me met une couvrante dessus et me donne un de leur oreiller carré. Je m'écrase.
On est rentré à Pattaya, à Soi Veera, notre bungalow.
Le pied dans le plâtre ne m'a pas empéché par la suite de continuer la teuf. Au bout de quatre jours, j'avais plus mal mais cela puait la mort en direction de ma jambe gauche. Avec l'aide de Thiep, on vire le plâtre, je marche, tout va bien. Il m'emmène à l'hosto de Pattaya. Radio, rien! Par contre, la plaie s'est infectée, elle est rouge avec des tons couleur morve. Piquouze d'antibiotiques, nettoyage, médicaments. En route pour la suite des aventures.
Je suis resté à Pattaya avec la bande jusqu'à plus de thune, jusqu'au retour en France. On reviendra quand on aura fait une nouvelle carambouille et qu'on aura de la neutch.
Du coup, je suis pas allé en Australie, d'ailleurs, même les voyages suivants, c'était tellement bien que je suis toujours revenu et resté en Thailande.
Sur cette affaire de touk-touk (de merde), j'ai passé ma convalescence avec mon gang de bras cassés, au paradis du cul. J'en ai profité pour appronfondir mes relations avec celle qui allait devenir mon chemin de croix, mon embrouille, ma tee-rak, ma copine, ma maman, ma pouffe, ma soeur, ma femme.
Mais, c'est une autre histoire. Une très longue histoire. Trés, très longue...
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Re: Accident de touk touk

Messagede sancho » 17 Jan 2009, 07:55

morice a écrit:Mais, c'est une autre histoire. Une très longue histoire. Trés, très longue...


fais toi plaize momo , c est ton post :super

putain le mourf mourf je vois trop ptdr
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Messagede morice » 18 Jan 2009, 02:27

Mourfi ! Mourfi! Sanchounet ! (j'ai chercher sur google, Mourfi veut dire "merci" en cro-magnon).
Mais, c'est vraiment trop long .
Bien que Je sois comme un juke-box : tu mets dix bahts dans la fente, un coup d'pompe sur la caisse et cela démarre.
Aussi, juste un petit résumé :
Avec mon cursus universitaire, mes hautes études ès-bitume et mon processus vital, je pouvais pas me taper une caissière du Carrefour de la Porte de Montreuil.
Ni, la guichetière de La Poste rue de Buzenval. Encore moins l'instit' de gauche de l'école primaire de la rue Mouraud. Il me fallait un cas:
Ex-dealeuse (d'héroine), ex-taularde (en Thailande, a bénéficié d'une grâce), ex-mère maquerelle, ex-tapin...
Je l'ai ramenée de Hollande avec les mômes, en payant un passeur beur-belge pour traverser la frontière. A Paname, elle a bossé au black en faisant des ménages. Puis, on a mis deux machines à coudre dans l'appart, confection! Elle a ensuite fait, tous les jours, de la bouffe pour des ateliers de confection de l'est parisien. Je livrais ; plus de la moitié étaient clandos.
On s'est marié 8 ans plus tard pour choper sa carte de séjour Elle a travaillé, réglo, dans une petite entreprise française de parasols...
A cause, ou grâce à mon accident de bécane, j'ai pris l'oseille et on est venu s'installer en Thailande, très loin de sa famille (suivant ses voeux!).
Maintenant, la vieille, 52 piges cette année, elle a l'air heureuse. Ses 2 vaches normandes, sa centaine d'arbres fruitiers, ses quatre clebs chers à Mot, ses milliers de fleurs, sans oublier ses 2000 poissons. Dont elle s'occupe.
Elle joue pas aux cartes, elle me casse pas les couilles avec bouddha, la synagogue ou le king. Elle se la pète pas "femme de farang". Elle est copine avec toutes les vieilles du village, les caissières du Lotus, les vendeuses du talat nat. Elle se fait pas bouillave par le chauffeur de touk-touk du coin, y'en a pas...Manquerai plus que cela, un chauffeur de touk-touk!!!
C'est quand même une chiante de première.
Pour faire jaser certains, on a deux maisons, une en ville que je vend et celle où on habite au bled, avec le terrain. Pour pas me faire chier et pour la remercier de toutes ces années d'embrouilles ( 27 piges) , tout est à son nom ! Elle peut me jeter quand elle veut. J'ai juste à moi, mon vieux pick-up Nissan, plus de 300 000 kms, ma guitare électrique et un ampli. Le reste, batterie, basse, etc est au môme.
Vâlâ! Vâlâ! Et c'est un résumé.
Et je termine par une de ses citations intellectuelles qui me fait toujours marrer : quand on lui demande ce qu'elle faisait lors de notre rencontre, elle répond en français dans le texte:
-Comme toutes les pouffes de Pattaya, j'étais coiffeuse...
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Messagede abdelgeorge » 18 Jan 2009, 06:46

Simple et efficace le Morice...
Je joue au quinté, j'me défonce à la vodka, je serre que d'la bombe coréenne et j'enseigne la vie aux gens sur DN...Qui suis-je ?

http://www.lorgane.com/
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Messagede sancho » 18 Jan 2009, 07:59

morice president :texte
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Messagede le gitan » 18 Jan 2009, 17:36

Un business model qui marche! ;-)
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Messagede Ricola » 18 Jan 2009, 22:48

Pitain ça c'est du grand momo ! :super
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Messagede morice » 31 Jan 2009, 17:48

Une gentille por mes bichons :
UN MOMENT DE TENDRESSE. (Y'A PAS D'CUL!)
Un petit moment de tendresse et de bonheur dans ce monde cruel et barbare.
Deux jours que j'ai la crêve. Je lache des glaviots de la taille d'une tomate thailandaise. Je tousse comme un tubar et cela me fait mal jusqu'au bronches. Faudrait que j'arrête la clope. Demain! Mais aujourd'hui, je vais à l'hosto. Chez l'toubib.
Je pénétre à l'interieur du Ubonrak hospital. Un loufiat en blanc m'ouvre la lourde. De suite, un des filles de l'accueil me piste et se dirige vers moi. Mignonne. Cette aprème, les meufs de l'hopital sont sapées chelou. Elles changent de costards tous les jours. Prrrréésentement, c'est genre " bonjour chez vous", style pop années 70. Veste boutonnée ras le coup genre Mao. Pantalon assorti. Y'a quand même un blème au niveau de la couleur.... C'est marron-orange pâle. Tiens? Elles m'attendaient? C'est précisement la couleur de mes glaviots!
Tia, ma copine m'a pisté aussi. Elle bat sa collégue sur le fil.
-Sawadee khaaa.Khun Djo-ii! Ma tam alai?
Traduc : salut mon jojo, tu viens pour quoi?
Ben, si je suis à l'hosto, c'est pour me ballader?
Je lui explique mon cas, connaissant la boutique elle me laisse me démerder tout seul. Je m'installe en salle d'attente, en face des boxes de consultations. Je connais tout le monde et tout le monde me connait. Et que t'es venu pourquoi? Et que t'es venu tout seul? et qu'où il est Djo-ii( mon fils). Joel, Joey, pour eux c'est Djo-ii!.
Réponses :
a- je viens me ballader
b-je suis un grand garçon maintenant...
c-Djo-ii, en semaine et à c't'heure là, il est á l'école. Privée, l'école, pas de la république!
Le box de mon toubib, le Dr Sawaeng est vide. On est 4-5 pél'rins à poireauter. Cinq minutes. Dix. Quinze....Il est toujours pas revenu. Un coup de bignou, l'infirmière en chef, celle qu'a un beau pâpô décroche. Elle repose le combiné et parle avec ses subordonnées. Hop! Cela s'agite, Cela prend des dossiers. à droite, à gauche... Y'en a une qu'a un dossier dans les mains , qui me regarde, qui semble perdue. Je la connais pas, elle doit être nouvelle. Elle s'approche de moi, hésite. Putain! Un farang, y parait qu'ils mangent les petits enfants! Elle cherche de l'aide. Une des fifilles de l'accueil passant dans le coin, elle l'interpelle et lui explique que le Dr Sawaeng est bloqué dans les étages pour une intervention. Y'en a pour une plombe. Faut me rediriger avec les autres vers le médecin des urgences. L'accueillante me dit :
-Khun Djo-ii, le Dr Sawaeng est bloqué dans les étages pour une intervention. Y'en a pour un plombe . Faut aller aux urgences.
Ok! Je vais patienter en face du lieu-dit. Tia me voit et demande à sa consoeur qu'est-ce que vous faites à mon pote Jojo? Le Dr Sawaeng est bloqué dans les étages... Stop! J'ai pigé, j'attend.
Le toubib des urgences est déjà en action avec un mec qui lui montre sa gorge . Puis, l'affaire semblant réglée, le patient se casse, le toubib aussi !
Pas de chance aujourd'hui. Cinq-dix-quinze. Tia me voyant m'endormir vient me tenir la jambe.
-Djo-ii, j'aime bien tes lunettes, comme celles d'Abraham Lincoln...
Tia, elle m'étonne : Abraham Lincoln! Des fois, elle me sort même des mots en français.
Je lui rétorque que les farangs, ils disent plutôt des lorgnons à la John Lennon. Elle connait Lincoln mais Lennon. Si! Si! Un chanteur, les Beatles?
Elle dérape, et me dit que quand elle était jeune, elle faisait partie d'une chorale. Elle attaque " Fréres Jacques"! Elle chante! Elle enquille sur une chanson des Bee Gees. Je la laisse chanter, elle a une belle voix. Moi, que j'lui dit, c'est plutot rock mon truc. J'vais pas gueuler "god save the queen " des pistols, cela ferait mauvais genre. Elvis ! Elle doit connaitre. Je chante " blue suede shoes". Connais pas. Bon! Hound dog? Y'ou ain't nothing but a hound dog... Cela lui dit kékchose. Elle me dit qu'elle ne se rappele plus d'une chanson des Bee Gees qu'elle aimait chanter : "Yesterday"! Ben non, Tia, c'est des beatles, avec John Lennon.
Et il arrive, ce petit moment de tendresse. Nous voilà pas elle et moi, assis dans le hall principal de l'hosto, dans sa tenue off-shore, moi en tongues, entamer de concert le "yesterday, all my troubles seemed so far away..."
Les gens passaient en souriant, on s'est passé le joint, les violons se sont enclenchés, Tia et moi on a alors entendu venant du ciel bleu, une voix magistrale entonner :
-Khoun Djo-ii?
C'était mon tour á la consulte...
Faites A, dites sam sip-sam, j'vois pas le rapport, antibiotiques et á la prochaine.
Je vais prendre mes médocs à la pharmacie de l'hosto. Et que t'es venu pourquoi?, et que tout seul?, Djo-ii?
Tia vient me dire au revoir avec son wai millimetré, je remonte dans ma caisse et me casse.
Le lecteur cd enclenche Rage Against the Machine. "A bullet in your head, a bullet in your fucking head".
Je me suis aperçu qu'à la place, je fredonnais sur ce rock du diable ;
-"Yesterday, all my troubles seemed so far away, now it looks as though they're here to stay..."
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Messagede enrico » 01 Fév 2009, 10:06

ouf merci de viens de lire (surtout l'histoire de tuk-tuk) vraiment merci je me suis bien :audessus
bon ça c'est fait !! en attendant de rentrer a la maison !!
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Messagede lao_killer » 01 Fév 2009, 11:49

Tout ca pour dire qu'il est VIP à l'hosto :lol

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Messagede morice » 01 Fév 2009, 16:16

J'ai ma carte vip : je raque 200 bahts par an et j'ai 10% de remise sur tout. Sauf le ya baa.
Pour en revenir aux "coiffeuses", ça, c'était dans l'temps. J'ai remarqué que maintenant les gonzesses et leur maridas de farangs, ils disent la bouche en cul et en coeur :
Métier, chanteuse...
Y'a de l'évolution et de l'imagination!
J'avais pas vu killer : LRCK soi 12, ça t'a marqué?
Elles étaient très chaudes les filles!!!

Tiens pour jouer les Jinji, y'a deux jours, j'ai commencé á rêver avec ça:
Image Image[/img]

mais j'ai fini avec ça :
Image Image[/img]

en mieux[img]
Image Image[/img]

Pas grave, j'étais mort saoul et j'ai pas raqué
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